jeudi 27 juin 2013

La prostitution est elle un métier?

IMPORTANT : Ce billet traite de la prostitution "par choix", aussi relatif ce concept puisse être. Il n'aborde absolument pas le cas de l'esclavagisme sexuel, qui est un sujet qui me tient très à coeur mais qui n'a rien à voir avec le contexte prostitutionnel traité ci dessous. Merci :)

Le grand retour des illustrations glamour-satin-LiassesDeBilletsEnormes, totalement raccord avec la réalité!

lien utile : définition de "métier"

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Quand j'ai décidé de me lancer dans la prostitution, j'ai traversé plusieurs déserts avant de pouvoir concrètement travailler.
J'en avais déjà touché quelques mots ici : Pute de vie : La sclérose du débat abolitionnisme vs réglementarisme, quand on est novice, ce n'est vraiment pas facile de trouver les informations dont on a besoin pour démarrer. Il faut avoir le bon langage, les bons mots clés, et puis il s'agit tout de même d'intégrer un milieu dont on ne sait pas grand chose, et qui plus est assez inquiétant par certains aspects...
Ne sachant trop quel chemin prendre pour trouver des réponses, j'ai posé mes questions sur un forum prostitution facile à trouver sur Google (Prostitution Doctissimo). Un recours qui, je le constaterais par la suite, est en fait très courant aussi bien pour les escortes qui souhaitent se lancer que pour les clients néophytes.
"Je suis désolée, j'aimerais beaucoup te répondre mais c'est impossible, ce serait du proxénétisme", "Heu, tu sais que le proxénétisme est puni par la loi? Ca commence bien dis donc!", "Avant de demander ce genre de choses, es tu bien sûre que tu n'as pas d'autres solutions? Pourquoi ne pas contacter une assistante sociale?"... Entre fausse bienveillance et vraie condescendance, ma demande n'a rien donné. De toute façon, au bout de quelques heures à peine, mon message était verrouillé et je recevais une notification du genre "rappel de la Netiquette blablabla".
Seule et refroidie, j'ai commencé à chercher et à creuser tout ce que je pouvais trouver sur le net, décortiquant des conversations sur des forums prostitution mainstream, essayant de trouver les lettres manquantes qui s'affichaient avec des ***** lorsque les gens parlaient de certains sites, faisant des recherches avec des mots clés de plus en plus pointus et pertinents... Et finalement, après plusieurs jours et plusieurs nuits, j'avais non seulement trouvé des réponses à mes questions, mais aussi bien d'autres choses qui allaient s'avérer utiles et que je n'aurais finalement pas eu l'idée de demander.
Mais il y a un autre biais que celui de passer des jours et des nuits à décortiquer tout l'internet : celui de contacter des travailleu(r)ses directement. Pour ma part, j'avais été bien trop échaudée par l'accueil glacial des forumers pour oser tenter le coup, d'autant que ce n'est pas parce qu'on demande des infos à des travailleu(r)ses que ces dernièr(e)s ne tombent pas sous le coup de la loi sur la proxénétisme. Les réponses ne sont donc pas garanties, mais disons qu'on peut espérer pouvoir compter sur une espèce de solidarité...

Aujourd'hui, je ne suis donc plus du coté des novices qu'on rembarre sur les forums mainstream, mais de celui des travailleu(r)ses qu'on contacte pour obtenir des tuyaux.
En ce qui me concerne, lorsque je reçois des messages avec ce genre de demandes (ce qui est assez fréquent), j'y réponds (oui, je vis dangereusement). J'ai tendance à penser qu'informer est bien moins dangereux que laisser dans le doute et l'errance.
En l'occurrence, une pute qui souhaite se lancer mais qui ne connaît pas les usages, c'est surtout une pute vulnérable qui risque d'attirer tout un banc de crèves la faim qui se feront passer pour des sauveurs en s'improvisant prof de marketing prostitutionnel (et bizarrement, ces types là conseillent toujours de faire du full service pour des tarifs dérisoires, "c'est comme ça que ça se passe" vous voyez, et en grand philanthropes, ils proposent également de jouer les cobayes de premier client...). Sans parler des julots en herbe qui en plus d'informations, vont proposer leur "protection" et peut être même plus, mais attention, n'oublions pas que rien n'est gratuit dans ce monde. (Mais ils ne veulent que votre bien quand même, soyez pas si farouche)

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Avec l'argent de mes clients, je me confectionne souvent un petit éventail pour me rafarichir...

Des adresses de sites sur lesquels annoncer, les tarifs moyens à appliquer, et le truc pour éviter/gérer les clients violents, c'est la triplette qui revient à tous les coups dans les demandes de novices. D'ailleurs, ça a aussi été la mienne.
Bien souvent, les messages sont également accompagnés de justifications du genre "J'ai de très gros problèmes d'argent, c'est urgent, j'ai cru comprendre qu'avec ce boulot, on pouvait gagner beaucoup et facilement, j'ai bien pesé le pour et le contre, je ne veux pas de leçons de morale, juste savoir où annoncer, quels tarifs appliquer et comment éviter les clients violents."
J'esquisse parfois un sourire en lisant ça. Pas un sourire cynique ou méprisant, mais ce sourire qu'on a parfois quand on repense à soi plus jeune, quand on avait cette fougue ou cette insouciance caractéristique de ceux qui n'ont pas encore été écrasé par une certaine forme de lourdeur et de fatalisme.
Ce qui me frappe toujours dans ces messages, c'est qu'ils reflètent finalement ce que l'opinion pense de la prostitution. C'est de l'argent facile, ce n'est pas un métier, n'importe qui peut le faire puisqu'il suffit "d'écarter les jambes". On concède tout de même un danger : les clients violents. Mais parait que c'est le prix à payer quand on veut voler trop près des étoiles.
Trop près des étoiles ouais... Dans un monde où tu peux te retrouver sans revenus d'un jour à l'autre, survivre comme on peut ne me semble pas "trop près des étoiles". Dans un monde où une fois que t'as payé l'essentiel t'as plus rien non plus. M'enfin passons.
Parait aussi que les putes, "elles savent". Elles ont un "truc" pour les repérer et les esquiver, les violents et les tarés.
Ha ça... Cette idée d'un "truc" pour éviter les violents, qu'est ce que j'ai pu m'y accrocher moi aussi. Je me disais que c'était pas possible, que c'était trop dangereux, qu'il devait bien y avoir un moyen...
Mais bien sûr, y'a pas de moyen... Rien de magique en tout cas. Une foule de petites astuces et de techniques peut être, mais rien d'infaillible, et rien de magique.

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Alors voila, quand je reçois des messages de néophytes qui cherchent des informations pour se mettre en route, je réponds. Mais comme je suis aussi une grosse chieuse de moraliste, je ne me contente pas de donner une liste de sites et de tarifs.
Très souvent, je pose des questions. Des questions très concrètes. Ces questions qu'on ne se pose généralement pas avant de sauter le cap, mais qu'on aurait mieux fait de passer en revue. Seulement c'est pas évident de se poser les bonnes questions sur un sujet qui souffre à la fois d'un statut ultra fantasmatique et d'un statut d'illégalité.
Je dis que je sais bien dans quel état d'esprit l'auteur(e) du message peut se trouver, parce que j'ai été à sa place moi aussi. Que je ne cherche vraiment pas à lui faire la morale, mais à lui proposer des pistes de réflexion auxquelles il/elle n'a peut être pas forcément pensé ou qu'il n'a peut être pas réalisé.
Parce qu'il n'y a pas de "truc" précis pour éviter les clients violents, et surtout parce que ce n'est pas le seul danger...
Ta sécurité, c'est l'affaire d'un tas de petites choses auxquelles tu vas devoir veiller avant, pendant, après.
_ Comment tu vas choisir tes clients? Par mail, par téléphone? Quelles garanties vas tu exiger? Une photo, une conversation de vive voix? Comptes tu être sélective par rapport à l'expression, l'orthographe, la présentation? Quel genre de clients tu veux, et surtout quel genre tu ne veux pas? Comment tu formules tes refus?
_ Comment comptes tu protéger ton anonymat?
_ Où vas tu rencontrer? Vas tu te déplacer ou recevoir? Dans le premier cas, comment comptes tu t'assurer de la présence effective de ton client? Comment comptes tu t'assurer que ce n'est pas une mauvaise blague pour te faire déplacer dans le vent? Et une fois sur place, que comptes tu mettre en place en cas d'urgence? Si tu reçois, même topo, comment tu évites au maximum les lapins? Comment tu te sécurises? Quelles stratégies comptes tu mettre en place?
_ L'argent, tu le demandes quand et comment? Qu'est ce que tu en fais une fois qu'il est dans ta main et que ton client est là, avec toi? Comment tu fais pour t'assurer autant que possible qu'il ne va pas te le voler dans un moment d'inattention?
_ Comment tu t'habilles? Comment tu fais pour te barrer à toutes blindes avec tes talons de 10? As tu conscience du danger potentiel de tous les bijoux un peu longs, genre colliers ou boucles d'oreilles?
_ Qu'est ce que tu dois penser à prendre dans ton sac? As tu conscience du fait que les clients peuvent utiliser des capotes trouées ou périmées? Comment tu fais si ton client devient lourd et insistant pour certaines pratiques? Comment tu poses tes limites?
_ Comment tu gères le fait de rencontrer plusieurs clients dans la même journées? Comment, où et quand tu te remaquilles si besoin est? As tu conscience qu'il te faudra surement une tenue de rechange?
_ ETC.

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Certains arguent que face à une personne qui se trouve sur le point de se lancer dans la prostitution, il faut tout faire pour la dissuader. En ce qui me concerne, je pense qu'une personne qui ne se trouvera pas découragée face à cette montagne de questions et de problématiques sera une personne qui se trouvait déjà être très déterminée (Et il faut bien admettre que c'est très souvent le cas). Et tant qu'à être déterminée à se lancer, autant que ce soit avec conscience des différents dangers et en étant "armée" et prévenue au maximum. Et cette forme de mise en situation virtuelle me semble ce qu'il y a de plus appropriée.

Ce qu'on me répond toujours, c'est quelque chose dans la lignée de "Ha ouais dis donc, j'avais pas réfléchit à tout ça en fait..."
Il y a parfois même des femmes qui n'avaient pas spécialement réfléchit au fait de devoir se créer une boîte mail spéciale pour travailler, ou encore à la nécessité d'acquérir un portable spécifique pour répondre et/ou contacter les clients. Or, c'est vraiment la base de la base, le truc on ne peut plus élémentaire.
Je donne peut être l'impression blâmer ou de moquer, mais ce n'est pas du tout le cas.
D'une part parce que je suis passée par là aussi (Pas par rapport au fait d'utiliser pseudo mail et téléphone séparé, puis que j'avais déjà de l'expérience sur le sujet dans un autre domaine, mais pour d'autres choses toutes aussi importantes), et d'une autre parce que je comprends bien que tout le monde n'a pas spontanément  les réflexes de la vie clandestine.
Mais aussi et surtout simplement parce que... Et bien la prostitution, c'est un métier.
Penser à toutes ces choses, à l'adresse et au téléphone séparés, au nom d'emprunt, au fait de ne pas laisser traîner des affaires laissant apparaître des données personnelles si on reçoit à domicile, au fait de ne prendre avec soi que le strict minimum en déplacement, au fait de téléphoner sur un fixe pour s'assurer de la présence effective du client lors d'un déplacement, etc, etc, etc. ça se transmet, ça s'apprend, ça ne s'improvise pas.
C'est un métier.

Sélectionner ses clients en fonction de ce qu'on souhaite proposer comme prestations, c'est un métier.
Verrouiller et boucler une prise de rendez vous, c'est un métier.. Refuser un rendez vous, c'est un métier.
Penser à jeter un oeil aux nouvelles pour avoir de la conversation lors d'une rencontre, c'est un métier. Se construire un personnage cohérent, c'est un métier.
Opérer une sélection dans une clientèle, c'est un métier.
Se sécuriser et sécuriser ses biens autant que possible, c'est un métier.
Ne pas attirer l'attention des autorités, c'est un métier.
Rencontrer, mettre à l'aise, faire face à toutes sortes de personnalités et s'adapter à toutes sortes de situation, c'est un métier.
Etre rigide sur certains points, souple sur d'autres, pour au final être capable de s'adapter à tout un panel de situations en toute sécurité, c'est un métier.

Alors je vois déjà le truc venir gros comme une maison : Du coup, pourrait il exister une formation pour devenir prostituée?
A cela je répondrais... Que la question m' embarrasse, dans un premier temps, mais que j'ai spontanément envie de répondre "et pourquoi pas" dans un second.
Mais à vrai dire, plus qu'une formation pour devenir prostituée, je parlerais plutôt d'une formation pour se sécuriser à propos de n'importe quel métier qui demanderait des prestations à domicile ou en cabinet isolé. Ainsi qu'un volet marketing comme il en existe pour toute un tas de professions libérales qui nécessitent de se créer un site, d'entretenir et de gérer sa visibilité à plus ou moins grande échelle, d'entretenir un ficher client, etc.
Pour les prestations sexuelles en revanche, je pense que c'est quelque chose qui doit rester dans les limites et avec les techniques que l'on décide de façon intime et personnel. On peut glaner des conseils, des idées, mais il n'y a pas à standardiser les prestations selon moi. Ce serait contre productif et destructeur au possible.

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Je me souviens quand j'ai commencé, j'allais à mes rendez vous à l'arrache, le sac bourré de capotes, c'était mon grand truc : les capotes.
Aujourd'hui j'ai carrément ma petite malette pro, avec tout un tas de trucs utiles dedans : des mouchoirs (il faut beaucoup de mouchoirs), des lingettes démaquillantes, une petite crème hydratante, un lubrifiant à base d'eau, un assortiment de capotes en tous genres, des sex toys, une pince à épiler, du bain de bouche et un petit kit dentaire de voyage, de la Bisepetine, des cotons et des compresses, un petit shampoing sec, des chewing gum, enfin bref, etc.
Etant donné qu'à présent, je reçois principalement en hotel et que je ne me déplace que pour de longues soirées, j'ai là encore appris à m'organiser. Je sais qu'il me faut un temps minimum de récupération entre deux rendez vous, et surtout, je sais qu'il me faut un temps minimum pour me re préparer.
Parce qu'en général, entre chaque rendez vous, je suis bonne pour me démaquiller et me remaquiller entièrement, ou au moins à moitié.
Ca aussi, ça a fait partie des erreurs que j'ai pu faire : enchaîner deux rendez vous trop rapidement.
Et la liste est longue.
Je ne m'épencherais pas sur toute la partie logistique, tenue de site internet et correspondance par mails ou standard téléphonique, ni sur toute la partie purement et simplement cul, sinon ça n'en finira jamais.

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Pour toutes ces raisons, j'affirme que la prostitution, c'est un métier. Ce n'est certainement pas de l'argent facile. De l'argent rapide, peut être oui.
Et encore, même là dessus, je souhaiterais poser un bémol.
Il faut bien se rendre compte que pour une heure effective de travail à disons, 200 euros (et ça, c'est dans le cas où on décide de proposer un service d'escorting où il faut se farcir des plombes de conversations, accompagner à des trucs, être particulièrement sappée etc. ce n'est pas forcément le choix fait par toutes les putes, et ça se comprend), il faut bien souvent en bosser trois ou quatre. Entre la lecture de tout un tas de mails, la sélection de clients, les négociations, la mise au point et le vérouillage du rendez vous, le déplacement éventuel, le temps de préparation et de récupération, on y est vite. Ajoutez à cela les frais fixes (déplacements et hotels éventuels, produits essentiels pour travailler) et les frais flottants (vêtements, chaussures, matos divers...), et on arrive déjà à un coût horaire nettement moins élevé.
Et puisque je sais qu'il faut le préciser... les putes ne font pas les 35 heures. C'est juste pas possible. (Combien de fois on peut voir des gens calculer notre salaire ainsi...)

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Alors bien sûr, on peut nuancer ce discours, notamment en arguant qu'il y a au moins une chose qui ne s'apprend pas, et qui ne s'apprendra jamais : encaisser des rapports sexuels non désirés. 
Il n'existe pas vraiment de techniques pour gérer et vivre avec ça. 
J'ai longtemps cru que ne pas y penser et oublier tout de suite après en était une, mais j'ai bien fini par être obligée d'admettre que ça tenait plus du trouble psychologique qu'autre chose. 
A ce titre, je n'irais conseiller la prostitution à personne, car il m'est impossible de savoir si en face de moi, l'intéressé(e) sera armé(e) pour supporter ce poids (qui peut être rétroactif). Il m'est d'ailleurs à ce jour impossible de savoir si il y a vraiment des gens armés pour ça. 
Cela dit, de très nombreux autres métiers laissent des stigmates et des traumatismes sans que pour autant, on en nie le statut de métier justement. Et sans qu'on en piétine les droits et la reconnaissance.

Ainsi ai- je longtemps oscillé sur la question de savoir si la prostitution était un métier. Quand j'ai commencé et appris, la réponse m'apparaissait comme un grand oui, assurément. Et puis le ciel s'est assombrit, j'ai découvert les thèses abolitionnistes, j'ai enrichi ma réflexion, et j'ai traversé une période de flottement durant laquelle je ne savais trop dire.
Aujourd'hui, je reviens vers un oui, et un oui franc.
Oui, la prostitution, c'est un métier.
J'ajouterais bien que c'est d'ailleurs assez dommage, finalement.
Oui, c'est dommage qu'on vive dans un monde où vendre des services sexuels, c'est un métier et un moyen comme un autre de survivre.
C'est bien dommage de vivre dans un monde où le recours à la prostitution apparaît pour beaucoup comme plus supportable que le recours au travail traditionnel, pour ce que ça dit du travail traditionnel justement.
Bien dommage que ça apparaisse comme banal et même réjouissant pour tout un tas de gens.
J'aimerais mieux, je le dis franchement, que ça fasse électrochoc. Que ce que ça nous dit de notre système, ce que ça nous dit de l'idéologie libérale, secoue le cocotier et fasse bouger les lignes.
Pas pour qu'on interdise et qu'on déclasse la prostitution comme c'est le cas actuellement, mais pour qu'on décide de vraiment changer les choses. De niquer les situations de monopoles. De distribuer équitablement les richesses. De faire en sorte que plus personne ne vive avec la peur de crever la dalle dehors. De faire une vraie guerre à la pauvreté et aux misères. Et tout un tas d'autres trucs de hippies du genre.
Que voulez vous, on n'se refait pas;

En attendant, je défendrais les droits et le statut professionnel de la prostitution tant qu'il le faudra.



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Note : Je maintiens toujours la fermeture des commentaires pour le moment, loi de Lewis oblige d'un coté, et impossibilité de s'exprimer contre le viol sans se prendre un torrent de menaces et d'insultes en commentaires et par mail de l'autre. J'adore écrire ici, j'adore lire la plupart de vos réactions et ce n'est pas de gaieté de coeur que je coupe cette possibilité d'interaction, mais j'arrive à un stade où j'ai besoin de me protéger.
Cela dit, si vous souhaitez me faire part de vos réactions suite à la lecture d'un article, vous pouvez me trouver sur Mon compte TwitterMon compte Facebook ou mon mail : melange.instable@gmail.com  Merci :)

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